| FAQ ALLERGOLOGIE |
Pourquoi le CERI ne propose-t-il plus de tests allergologiques chez le chat et le cheval ? |
Longtemps nous avons effectué des tests cellulaires directs (test de dégranulation des basophiles) et indirects (test de transfert passif hétérologue, TPH) pour ces deux espèces. Hélas, nous avons constaté, comme dans toutes les études publiées depuis sur le sujet, qu’il est impossible en utilisant des tests allergologiques de différencier un chat ou un cheval allergique de leurs congénères sains ! Cette observation est vraie pour toutes les techniques y compris celles commercialisées à des fins diagnostiques…
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Quel est l’allergène le plus souvent incriminé chez le chien ? |
| De très loin l’acarien de la poussière de maison Dermatophagoides farinae (qui n’a rien à voir avec de la farine). |
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| Que faire lorsqu’un test est positif à l’acarien Euroglyphus maynei ? |
On peut soit l’inclure dans le protocole de désensibilisation, soit l’exclure s’il existe une sensibilisation à Dermatophagoides farinae (très fortes réactions croisées) |
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| Que faire lors de sensibilisation aux acariens de stockage ? |
Tout comme pour Euroglyphus leur intégration dans un mélange thérapeutique est intéressante surtout s’il n’existe pas de réactions croisées, donc s’il n’existe pas d’allergie aux Dermatophagoides |
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| Quelle est l’influence des traitements (corticoïdes, antihistaminiques, ciclosporine…) sur les résultats de dosages d’IgE ? |
| Les anti-histaminiques, la ciclosporine et les acides gras n’ont aucune influence. Une corticothérapie de courte durée (< 30 jours) à des doses anti-inflammatoire n’influe pas sur les taux d’IgE. Par contre une corticothérapie à forte dose ou au long cours peut aboutir à une baisse de la synthèse d’anticorps. |
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| Peut-on à l’aide d’un prélèvement sanguin faire un diagnostic d’allergie alimentaire ? |
| Non, tous les tests in vitro, toutes techniques confondues, n’ont aucune valeur diagnostique dans ce cadre. |
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| Quand penser dermatite allergique chez le chien ? |
Lors de :
- otite
- pododermatite
- anite
- scrotite
- chéilite
- pyodermite récidivante
- prurit corticosensible
- hot spot récidivant
- urticaire chronique ou récidivante |
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| Peut-on utiliser uniquement les tests in vitro pour le diagnostic allergologique ? |
| C’est possible à condition d’avoir recours à des tests allergologiques in vitro dont les seuils d’interprétation sont fixés assez haut. C’est le cas de la plupart des laboratoires qui ne proposent pas à la fois du diagnostic in vitro et des solutions de désensibilisation. |
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| Doit-on désensibiliser tout chien atopique ? |
| Il faut tenter une désensibilisation chaque fois que cela est possible, l’efficacité de cette thérapeutique étant remarquable lorsqu’elle est utilisée dans des conditions optimales (animal jeune, allergènes puissants, propriétaire motivé). |
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| Quelle est la durée de la désensibilisation ? |
| Il s’agit d’un traitement à vie. En effet des cas de rechute peuvent être observés quelques mois après l’arrêt d’une désensibilisation efficace. Il est donc préférable de ne jamais interrompre ce traitement afin de ne pas être obligé de recommencer le protocole d’attaque. |
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| Quels sont les allergènes les plus efficaces pour une désensibilisation ? |
| Tous les auteurs s’accordent pour reconnaître l’intérêt de la désensibilisation avec des extraites de Dermatophagoides sp. et des extraits de pollens. Pour les autres allergènes, les données et les expériences manquent cruellement. |
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| Faut-il éviter d’inclure certains allergènes ? |
Certains extraits allergéniques ont une activité protéasique importante. En les incluant dans le cocktail de désensibilisation, on risque voir disparaître rapidement toute l’antigénicité du produit. C’est le cas des extraits de moisissures et des extraits de corps totaux d’insectes (dont la puce). On évite donc de les utiliser. |
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| Comment connaître les saisons de pollinisation pour le choix des allergènes ? |
| Le plus simple est de consulter sur internet le site du réseau national de surveillance aérobiologique : www.rnsa.fr. |
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| Doit-on inclure des pollens si l’animal se gratte toute l’année ? |
L’interprétation de tests positifs à des pollens chez un animal présentant un prurit tout au long de l’année est problématique. En effet, les pollens ne sont présents dans l’atmosphère que pendant la période de pollinisation, par conséquent leur inclusion dans le protocole de désensibilisation n’est pas justifié a priori. Toutefois, les pollens de Graminées font probablement exception à la règle, comme le montre une étude menée en Ecosse. Les auteurs ont effectué des comptages de pollens dans les selles de chiens durant 6 mois. Les pollens retrouvés sont ingérés soit directement à partir du sol, soit à partir du jetage. Il s’agissait, en très grande majorité, de pollens de Graminées et ce quelque soit la saison. Il existe donc une possibilité de contact tout au long de l’année pour les pollens de Graminées et ils doivent donc être inclus dans un protocole de désensibilisation (si les tests allergologiques sont positifs) même s’il n’existe pas d’exacerbation des symptômes en mai-juin. |
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| Est-il intéressant d’effectuer des dosages d’IgE ou d’IgG en cours de désensibilisation ? |
| Non, toutes les études sur ce sujet montrent des variations des concentrations de ces anticorps sans rapport avec l’amélioration clinique. |
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| Est-il possible d’observer une amélioration après seulement deux mois de traitement ? |
| Oui, mais cela n’a généralement rien à voir avec l’effet de la désensibilisation. En effet, les effets d’une désensibilisation ne sont significatifs qu’après 4 à 6 mois de traitement. |
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| Peut-on désensibiliser un chien allergique aux squames humaines ou aux squames de chat ? |
Oui, mais l’intérêt de ces allergènes n’a jamais été démontré. Par conséquent, si une allergie aux acariens de la poussière est associée à une sensibilisation à ces allergènes, on préfère utiliser les seuls acariens, sans inclure de squames. Ces dernières sont utilisées en cas de monosensibilisation (très rare). |
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| Un examen histopathologique permet-il de faire un diagnostic de dermatite allergique ? |
Non car les lésions histopathologiques observées lors de dermatite allergique sont identiques à celles que l’on rencontre lors d’ectoparasitose (puces, gale) ou de pyodermite superficielle. |
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